Découvrez les projets de la cohorte 2026 de l’Incubateur civique
09 février 2026
La Maison de l’innovation sociale propulse 20 projets à impact social et environnemental
Quand les milieux de vie deviennent des laboratoires de solutions pour le Québec
La Maison de l’innovation sociale (MIS) dévoile aujourd’hui les 20 initiatives sélectionnées pour la cohorte 2026 de son Incubateur civique, un parcours d’accompagnement structurant et acclamé. Issues d’un appel à projets lancé à l’automne dernier, ces initiatives ont été retenues pour leur capacité à générer un impact social et environnemental durable, à l’échelle des communautés.
Les projets sélectionnés témoignent de la richesse et de la pertinence des réponses citoyennes aux défis actuels.
Qu’il s’agisse de lutter contre la précarité énergétique, de favoriser la santé mentale et la neuroinclusion, de soutenir les personnes en fin de vie, d’offrir un milieu de vie sécurisant aux jeunes migrant-es, de prévenir les violences à caractère sexuel ou encore de rendre la transition écologique plus juste et accessible, ces initiatives partagent une même ambition : agir concrètement, à l’échelle des communautés, pour renforcer le tissu social et améliorer la qualité de vie au Québec.
Parmi les projets sélectionnés, 80 % des participant-es sont des femmes, dont 20 % de personnes issues des minorités ethniques et racisées, 20 % de personnes des communautés LGBTQ2+ et 8 % de personnes en situation de handicap, visible ou invisible.
« Avec l’Incubateur civique, nous soutenons des projets qui émergent directement du terrain et qui apportent des réponses concrètes à des enjeux sociaux et environnementaux bien réels. Cette cohorte reflète la force et la diversité des personnes qui agissent déjà sur le terrain. »
Marie-Christine Ladouceur-Girard, directrice générale de la Maison de l’innovation sociale
Les 20 projets lauréats de la cohorte 2026
Mission : Créer des espaces de dialogue concrets entre des groupes qui ne se rencontrent plus, afin de réduire les fractures sociales, retisser la confiance et démontrer que la coopération et l’écoute sont des leviers puissants de cohésion sociale au Québec.
« Dans un contexte où la polarisation fragmente le Québec et où certaines populations sont instrumentalisées comme boucs émissaires, je crois profondément au pouvoir du dialogue. En provoquant des rencontres entre des groupes qui n’auraient autrement jamais l’occasion d’échanger, par exemple des jeunes et des aîné-es, on redonne un visage humain à l’autre. Ces expériences simples, ancrées dans le réel, montrent que la coopération est non seulement possible, mais essentielle pour reconstruire un vivre-ensemble durable. »
Sylvain Bazinet
Mission : Renforcer l’écosystème culturel de Verdun en créant un service de booking communautaire qui soutient financièrement les organismes locaux, offre des cachets équitables aux musicien-nes marginalisé-es et facilite l’accès à des prestations musicales de qualité pour des événements de proximité.
« À Verdun, les organismes culturels et communautaires manquent de stabilité financière, tandis que de nombreux musicien-nes talentueux-ses peinent à vivre de leur art. Le Catalogue Harmonie est né de cette tension. En mutualisant l’offre de prestations musicales pour des événements locaux, nous créons un circuit court, solidaire et ancré dans le quartier. C’est une façon concrète de financer la culture autrement, de valoriser les artistes d’ici et de faire de la musique un véritable levier de vitalité communautaire. »
Geneviève Antonius-Boileau
Mission : Favoriser la motivation envers les valeurs d’équité et d’inclusion en créant des événements publics expérientiels où les neurosciences, la joie et l’humanité commune deviennent des leviers concrets pour transformer les attitudes et unir des communautés diverses.
« Face aux résistances envers l’équité et l’inclusion, Café Connect-Cerveaux propose une autre voie : faire vivre l’inclusion plutôt que la débattre. En s’appuyant sur les neurosciences et la joie, ces événements unissent nos cerveaux grâce à des expériences positives partagées. Ce sentiment de connexion n’est pas abstrait : il transforme notre manière de voir l’autre et ouvre la porte à des attitudes plus humaines, empathiques et inclusives. »
Falisha Karpati
Mission : Démocratiser la toiture végétalisée à Montréal en développant des solutions ultra-abordables qui réduisent les îlots de chaleur et les risques d’inondation, tout en prolongeant la durée de vie des bâtiments et en rendant l’action climatique accessible aux citoyen-nes.
« À Montréal, les impacts des changements climatiques s’intensifient, mais les solutions efficaces restent souvent hors de portée. Notre projet part d’un constat simple : la végétalisation des bâtiments fonctionne, mais elle doit devenir accessible. En repensant la toiture verte, plus légère, moins coûteuse et compatible avec les toits existants, nous voulons permettre aux propriétaires d’agir concrètement pour leur quartier. Ces toits verts abordables transforment chaque bâtiment en allié contre les îlots de chaleur et les inondations, au bénéfice de toute la communauté. »
Alexandre Matte-Deschênes
Mission : Développer un modèle de clinique en santé mentale neuroinclusive à Montréal afin d’offrir des soins adaptés, des formations neuroaffirmatives et des outils co-construits, réduisant les parcours de soins inefficaces et améliorant durablement la qualité de vie des personnes de la neurodiversité et de leur entourage.
« L’absence de services réellement adaptés en santé mentale neuroinclusive crée des parcours coûteux et éprouvants pour les personnes de la neurodiversité, leurs proches et le système de santé. Ce projet vise à renverser cette logique. En prototypant une clinique neuroinclusive, nous voulons offrir des soins adaptés, former les professionnel-les et développer des outils ancrés dans les réalités vécues. Miser sur la neuroinclusion, c’est réduire les ruptures de services, renforcer l’autonomie et investir dans une approche plus humaine, plus efficace et plus durable de la santé mentale. »
Elsa Brais-Dussault
Mission : Accompagner des personnes en soins palliatifs dans l’écriture de leur récit de vie, pour leur offrir un espace d’expression, nourrir le lien avec les proches et transmettre leur histoire sous la forme d’un livre-objet qui traverse les générations.
« Cette démarche propose un espace où une personne gravement malade peut se raconter, revisiter son histoire et laisser une trace. Intégré au parcours de soins, ce moment de récit peut devenir un moyen de se reconnecter à soi-même et de continuer à faire entendre sa voix malgré le tumulte de la maladie. C’est aussi un pont entre la personne, ses proches et l’histoire familiale, une façon de nourrir le lien et d’inscrire la mémoire dans le temps. Il ne s’agit pas seulement de raconter, mais de transmettre ce qui compte vraiment. »
Isabelle Naël
Mission : Créer une communauté panquébécoise d’enseignant-es innovant-es pour développer, valider et diffuser des pratiques pédagogiques efficaces, favorisant la réussite scolaire, la persévérance et l’inclusion, tout en rompant l’isolement et en valorisant les innovations issues du terrain.
« Malgré des décennies de réformes, la réussite scolaire stagne et les enseignant-es innovant-es se sentent isolé-es. ÉDIP vise à changer cette dynamique en rassemblant des praticien·nes engagé-es dans une communauté de pratique panquébécoise. Ensemble, ils co-développent et adaptent des approches pédagogiques validées par la recherche, les testent sur le terrain et les diffusent à l’ensemble du réseau. Cette démarche favorise l’adoption de pratiques inclusives et efficaces, soutient les professionnel-les et, ultimement, améliore les apprentissages et la persévérance des élèves dans tout le Québec. »
Geneviève Cusson
Mission : Soutenir les adultes montréalais.es vivant des défis de santé mental et/ou de l’isolement en mettant en place un modèle reproductible dans toute la métropole: des espaces psychologiquement sécurisants dans lesquels se développent des compétences sur la prise en charge du bien-être mental, se bâtissent de véritables communautés soutenantes, et fleurissent appartenance et épanouissement autour d’activités artistiques, culturelles, ludiques et sportives.
« L’isolement fragilise la santé mentale, et l’anxiété ou les troubles de l’humeur accentuent ce repli. Notre projet propose une approche préventive : des ateliers-discussions animés par des professionnel-les suivis d’activités artistiques, dans un cadre bienveillant et inclusif. Ces expériences favorisent la connexion humaine, le confort et la réduction du stress. En co-développant une planification annuelle, des partenariats avec des professionnel-les soucieux d’agir en prévention et promotion de la santé dans leur communauté et une formation de bénévoles, nous voulons rendre ces ateliers autonomes et accessibles dans tous les quartiers. Une plateforme complémentaire permettra de centraliser d’autres activités socialement et psychologiquement sécurisantes, créant un véritable réseau de soutien communautaire à Montréal. »
Manon Defrasne et Krystelle-Marie Abalovi
Mission : Jardins pour tous transforme Milton-Parc en un espace de rencontre interculturel et intergénérationnel. En utilisant l’agriculture urbaine comme levier social, éducatif et écologique, nous créons des ponts entre les aînés, les familles et les communautés autochtones pour cultiver ensemble l’inclusion et la solidarité.
« À Milton-Parc, nous transformons l’isolement en rencontre et semons l’espoir. En cultivant des plantes qui racontent nos origines et en partageant les secrets des savoirs médicinaux ancestraux, nos jardins deviennent des refuges de solidarité. Ici, l’agriculture urbaine ne nourrit pas seulement la terre, elle tisse une communauté résiliente, vivante et intergénérationnelle où chaque histoire a sa place. »
Geneviève Dubé
Mission : Renforcer le tissus social des quartiers vulnérables en offrant un antidote à l’isolement et à la sédentarité numérique par un service agile de garde en nature et de raccompagnement pour les 6-12 ans. Nous transformons le quartier en un écosystème bienveillant où le lien humain et le contact avec la nature redeviennent les moteurs de la réussite et du sentiment d’appartenance.
« On ne peut pas demander aux familles de s’épanouir dans un désert social.Malheureusement dans plusieurs quartiers de Montréal-les fragilités sociales se cumulent : isolement des aîné-es, pénurie de logements abordables, familles épuisées et ruptures de liens communautaires. L’Antidote sort des cadres rigides pour ramener les enfants là où ils grandissent le mieux : dehors, ensemble. En alliant la sécurité du raccompagnement à la liberté du jeu en nature, nous offrons une alternative concrète aux écrans, un second souffle aux parents et une ancre solide aux enfants. C’est en habitant nos milieux de vie avec audace que nous prévenons le décrochage et cultivons la résilience. »
Josiane Ouellet
Mission : Transformer l’écoanxiété des personnes neurodivergentes en moteur d’action pour les transitions socio-environnementales, en créant à Montréal des espaces inclusifs et inspirants, virtuels et physiques, favorisant soutien, échanges, cocréation et valorisation des talents et idées neurodivergentes.
« Les personnes neurodivergentes vivent l’écoanxiété de manière amplifiée, mais recèlent un immense potentiel d’innovation et de transformation. La Bascule éco-joyeuse vise à canaliser cette énergie en force motrice pour les transitions socio-environnementales. À travers un espace virtuel de soutien, une programmation par et pour les neurodivergents et des lieux physiques d’échanges inclusifs, nous voulons favoriser rencontres, inspiration et cocréation. Universités, chercheur-euses, centres communautaires et citoyen-nes se retrouvent pour partager savoirs et solutions. L’objectif : transformer stress et anxiété en engagement concret, créativité et action collective. »
Magali Delomier et Geneviève Vouligny-Schnée
Mission : Rompre l’isolement des aînés à Ahuntsic en créant un musée ambulant de réminiscence qui se déplace dans le quartier, offrant des ateliers interactifs autour d’objets du passé pour favoriser lien social, expression identitaire et valorisation des expériences de vie.
« À Ahuntsic, de nombreux aîné-es vivent seuls et isolés, malgré l’existence de services à domicile. Le musée ambulant de réminiscence propose une approche différente : aller à la rencontre des personnes dans leur quartier avec des ateliers autour d’objets du passé. Ces rencontres offrent un espace pour partager souvenirs, histoires et expériences, renforçant le lien social, le sentiment d’utilité et la valorisation du parcours de vie. En transformant les rues et ruelles en lieux d’échange, nous redonnons aux aîné-es une voix, un espace de reconnaissance et des occasions concrètes de tisser du lien humain. »
Nancy Mbatika
Mission : Réinventer le désencombrement des aîné·es à Montréal en créant un service d’économie circulaire accompagné qui renforce leur pouvoir d’agir pour donner, revendre ou revaloriser leurs biens de cuisine et artisanaux, tout en soutenant les programmes communautaires, en générant des revenus modestes et en favorisant le lien social intergénérationnel.
« Le vieillissement de Montréal entraîne un flux croissant d’objets précieux mais souvent perdus : les aîné-es doivent déménager, mais n’ont ni le temps ni les outils pour transmettre ou revendre leurs biens. Notre projet transforme le désencombrement en acte valorisant : accompagnés, les aîné-es peuvent donner, revendre ou réutiliser leurs objets selon leurs valeurs. Cette démarche réduit le gaspillage, soutient les organismes communautaires et ouvre la voie à des ateliers de transmission de savoir-faire. Chaque objet devient un pont entre générations, un revenu modeste pour ses propriétaires et une contribution tangible au bien commun. »
Rachel Berger
Mission : Offrir aux jeunes migrant-es de 18 à 21 ans à statut précaire un logement sécurisé et un accompagnement personnalisé, afin de soutenir leur intégration, renforcer leur autonomie et favoriser la réussite de leur transition vers la vie adulte et la concrétisation de leur projet personnel.
« Les jeunes migrant-es à statut précaire vivent une réalité façonnée par des défis qui s entrecroisent: l’instabilité domiciliaire, les enjeux migratoires et la transition à l’âge adulte. MNHouse propose un milieu de vie sécurisant et un accompagnement individualisé pour répondre à ces enjeux. En soutenant leur parcours scolaire, professionnel et personnel, nous permettons à ces jeunes de développer leur autonomie, de tisser des liens sociaux et d’accéder à des perspectives d’avenir concrètes. Ce projet offre une réponse adaptée, humaine et structurante, à une population souvent laissée à elle-même au moment le plus crucial de leur vie. »
Laurence Beaudry-Lafrenière et Marjolaine Lord
Mission : Faciliter l’accès à l’aide alimentaire pour les personnes âgées et à mobilité réduite à l’est de Montréal en créant une plateforme solidaire de livraison à domicile, reliant bénéficiaires, organismes communautaires et bénévoles pour réduire les barrières structurelles, le gaspillage et renforcer l’engagement citoyen.
« À l’est de Montréal, des personnes âgées et en situation de handicap renoncent à l’aide alimentaire non par manque de services, mais à cause de barrières structurelles : points de distribution fixes, horaires rigides et complexité des systèmes. Notre projet propose une plateforme numérique solidaire, coordonnant organismes communautaires et bénévoles pour livrer les paniers directement à domicile. Cette approche supprime les obstacles liés au fossé numérique et à la mobilité, réduit le gaspillage et valorise l’implication citoyenne grâce à des mécanismes de reconnaissance. Chaque livraison devient un lien humain, un service accessible et durable au bénéfice de toute la communauté. »
Ibrahima Sory Sadou Diallo et Kathleen Phaeton
Mission : Détourner le cuir (pré-consommation) de l’enfouissement en développant à Montréal un dispositif expérimental de collecte, de transformation et de valorisation des retailles issues de l’industrie.
« Au Québec, une grande partie du cuir pré-consommation finit à l’enfouissement, perçu comme un déchet plutôt qu’une ressource. Notre projet propose un laboratoire-exposition où les retailles de cuir des entreprises montréalaises sont collectées, triées et transformées à petite échelle en objets, surfaces ou œuvres exploratoires. Cette approche démontre que la valorisation est possible, sensibilise les acteurs économiques et favorise la mise en réseau entre PME, designers, artisan·es et initiatives d’économie circulaire. Chaque morceau de cuir devient ainsi une opportunité de créativité, d’innovation et de réduction concrète des déchets. »
Emmanuelle Pagé
Mission : Renforcer la prévention des violences sexuelles en enseignement supérieur à Montréal en créant une structure mutualisée de soutien à la mise en oeuvre du programme BÉRA®, offrant formation, certification, outils opérationnels et accompagnement adapté aux réalités institutionnelles pour maximiser l’efficacité et la pérennité des initiatives.
« Malgré les obligations légales, la prévention des violences sexuelles dans l’enseignement supérieur reste insuffisante. Le programme BÉRA® offre une approche fondée sur des données probantes, mais son implantation est principalement freinée par des obstacles structurels. Nous proposons une structure mutualisée à destination des cégeps et universités de Montréal, combinant gouvernance et financement durable, formation et certification des formatrices et animatrices, outils opérationnels et accompagnement adapté aux réalités institutionnelles. L’objectif : faciliter l’adoption et la pérennisation d’un programme efficace, transformer la culture des établissements et contribuer à réduire concrètement les violences sexuelles dans le milieu académique. »
Isabelle Daigneault et Sonn Castonguay-Khounsombath
Mission : Créer à Montréal-Nord un levier communautaire d’innovation, le RoboLab, pour démocratiser l’accès aux technologies, développer des compétences par la pratique et renforcer le pouvoir d’agir des jeunes et des adultes, afin de permettre une véritable appropriation locale de l’économie du futur.
« À Montréal-Nord, nous avons déjà prouvé que l’excellence technologique est possible. Avec les Spartiates 3544, des jeunes du quartier ont conçu des robots capables de rivaliser sur les plus grandes scènes internationales. Ce succès n’est pas une exception. C’est une preuve. Le véritable enjeu n’est pas le talent, mais l’accès et la continuité. Trop peu de jeunes ont l’occasion d’apprendre en construisant, de manipuler les outils, de voir qu’ils peuvent eux aussi créer la technologie plutôt que la subir. Le RoboLab transforme cette réussite en levier collectif. Il ouvre l’espace, les machines et l’accompagnement à toute la communauté. Ce que nous avons accompli en équipe, nous voulons maintenant le rendre possible à l’échelle du territoire. »
Martin Sorto-Ventura
Mission : Transformer les espaces collectifs grâce au réemploi créatif de mobilier et de décors issus du milieu culturel, afin d’améliorer le bien-être et la dignité des personnes en situation de vulnérabilité, en développant un modèle modulable, accessible et reproductible pour milieux communautaires, de soins et d’hébergement.
« Dans de nombreux milieux communautaires et de soins, les espaces de vie, d’attente ou de repos restent froids et impersonnels, malgré la volonté des équipes. Notre projet propose un service d’aménagement basé sur le réemploi de mobilier et de décors culturels, transformant ces lieux en environnements chaleureux et adaptés aux besoins des usager-ères. Le prototype accompagne les organismes selon leurs contraintes réelles, tout en expérimentant des collaborations entre milieux culturels et communautaires. Cette approche démontre que la circularité et la créativité peuvent devenir de puissants leviers de bien-être, de dignité et de justice sociale, sans coûts élevés ni mobilier neuf. »
Cléa Virondaud
Mission : Réduire la précarité énergétique à Montréal en offrant aux locataires vulnérables un accès direct à l’énergie solaire urbaine via un service de crédit énergétique communautaire, combinant installations photovoltaïques locales et mécanismes opérationnels pour diminuer leurs factures tout en revalorisant des terrains sous-utilisés.
« À Montréal, de nombreux locataires à faible revenu subissent la double peine : logements énergivores et factures élevées, souvent au détriment de besoins essentiels comme l’alimentation. Notre projet propose un service de crédit énergétique communautaire basé sur l’énergie solaire urbaine. En installant des panneaux photovoltaïques sur des coopératives ou des terrains sous-utilisés, y compris des sites revalorisés, nous réduisons directement les factures d’électricité des locataires vulnérables. Cette approche pilote démontre que l’énergie renouvelable peut devenir un outil concret de justice sociale, d’autonomie énergétique et de réemploi urbain, tout en apportant un bénéfice immédiat aux familles. »
Jonathan Boivin et Mercedes Pacho